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JEAN-CLAUDE BERTRAND, ARPAD SZENES…

Saint-Claude (39) - Musée de l'Abbaye

Du Vendredi 10/02/2017 au Vendredi 30/06/2017

JEAN-CLAUDE BERTRAND, ARPAD SZENES…

JEAN-CLAUDE BERTRAND, ARPAD SZENES… VERS UNE ABSTRACTION DU PAYSAGE

Cette exposition joue des frontières entre figuration et abstraction, créant un va-et-vient stylistique entre Bertrand (Saint-Etienne 1928 - Paris 1987) et Szenes (Budapest 1897 - Paris 1985), figures de la seconde Ecole de Paris. Elle nous convie à une observation attentive des œuvres, révélant, pour l’un, un enchevêtrement des lignes et des formes, et pour l’autre, une sobriété et simplicité dans le rendu des couleurs et du motif.

L’exposition nous invite à découvrir pour la première fois les paysages de Jean-Claude Bertrand empruntés à l’atelier de l’artiste à Vanves (Hauts-de-Seine), ainsi qu’à des collectionneurs privés. Les œuvres d’Arpad Szenes proviennent de la prestigieuse donation Grandville du Musée des Beaux-Arts de Dijon, complétée notamment par une aquarelle provenant du legs de Guy Bardone, en 2016.

Le thème du paysage, un leitmotiv

Le paysage est un sujet majeur dans les collections du musée, ainsi qu’un élément central de son cadre architectural, avec ses larges baies ouvertes sur les montagnes environnantes. L’espace du musée permet le dialogue entre les œuvres, comme entre celles-ci et le paysage extérieur. Il est, par excellence, le lieu de l’expérience du sensible.

Jean-Claude BERTRAND (Saint-Etienne, 1928 – Paris, 1987)

Jean-Claude Bertrand entrera dans l’atelier de Marcel Gromaire à l’Ecole nationale des arts décoratifs entre 1945 et 1950, au même moment que Genis, Petit, Bardone ou Mayet, exposant avec ces mêmes artistes au Salon de la Jeune peinture. Plus tardivement, il sera professeur à la Manufacture Nationale des Gobelins puis à l’Institut français de Restauration des Œuvres d’art. Il recevra le prix Fénéon en 1956 pour son Autoportrait et puis le prix Blumenthal. Il exposera régulièrement au Salon de la Jeune peinture, au Salon d’automne, au Salon des Tuileries puis au Salon Comparaison.
Différentes galeries en France et à l’étranger soutiendront son travail : à Paris, les galeries Charpentier, Drouet et Colette Blétel, la galerie Ramon-Duran à Madrid et Artho-Gar à Bilbao pour ne citer que les principales.

Il s’agit de la première exposition personnelle d’un artiste figurant dans la collection. Jean-Claude Bertrand, l’un des premiers disparus dans l’entourage de ses amis peintres qu’il rencontra à l’Ecole des arts décoratifs de Paris dès 1945 : Jacques Petit, René Genis, Dominique Mayet, Guy Bardone, n’en est pas moins l’un des plus original dans son approche du paysage. En témoignent, ses nombreux dessins à l’encre de Chine représentant, avec force et vitalité, des parcelles de nature. Tout en gardant des titres très figuratifs, sa peinture davantage allusive, se jouera des frontières entre abstraction et figuration.

Jean-Claude Bertrand inaugure un cycle d’expositions d’artistes dans l’entourage de Guy Bardone. Sa démarche, quoique très ancrée dans son rapport à la nature, s’en éloigne sensiblement dans son vocabulaire formel qui convoque un travail sur la matière qui devient progressivement abstrait, pour envahir toute la toile dans ses dernières œuvres de la moitié des années quatre-vingt.

Arpad SZENES (Budapest, 1897 - Paris, 1985)
Ecole Française

Issu d'une famille éclairée, il se forme à l'Académie libre de Budapest. Depuis l'enfance, il dessine et peint avec facilité. Rippl Ronaï, son professeur, le sensibilise aux mouvements et aux travaux d'avant-garde en France : Matisse, Bonnard, Marquet, Vuillard.
En 1922, Il expose ses premières peintures abstraites au Musée Ernst. En 1924, il décide de voyager en Europe, afin de parfaire sa culture plastique. En Allemagne, il est fasciné par les œuvres de Klee et Kandinsky. En Italie, il est touché par Giotto et Piero della Francesca.
Il arrive à Paris en 1925, et travaille pour la presse dans un premier temps. Il réalise bon nombre de caricatures et de portraits dans les lieux publics. Il fréquente sans y être inscrit l'Académie de "La Grande Chaumière", en 1928, où il rencontre Vieira da Silva qui devient sa femme en 1930. Il fréquente Pascin, Varèse, Kokoschka ses voisins de palier, mais aussi Giacometti, Calder, Lipchitz...
De 1931 à 1941, il pratique la gravure avec Hayter à "l'Atelier 17". Il fait entre autres la connaissance de Ernst, Miro, Jeanne Bucher, et du couple Delaunay, tous très intéressés par sa peinture. La Galerie Jeanne Bucher l'expose régulièrement par la suite de 1939 à 1985. Le sculpteur Hajdu, les peintres Estève et Pignon deviennent des amis proches du couple.
Citoyen hongrois, il est contraint de quitter la France durant la Seconde Guerre mondiale, et après un bref séjour au Portugal, il séjourne au Brésil de 1940 à 1947. C'est à son retour qu'il s'attache à retravailler sur des séries déjà entamées, "Les Conversations" (1947-53) et "Les Banquets" (1948-52). À partir des années 1950, son style se dépouille.
Devenu apatride depuis les années 1930, il obtient la nationalité française en 1956.

Arpad Szenes affectionne tout particulièrement le format horizontal qui lui permet « d'amincir, d'étirer le paysage ». Ses compositions sont souvent « remarquables par leur simplicité, leur franchise et l'économie de moyen qu'elle mettent en œuvre ». Il a beaucoup utilisé la gouache, puis la tempera qui est « une technique plus immédiate dont le rendu, plus mat, plus onctueux le satisfait tout particulièrement » (citation d’une notice de Serge Lemoine extraite de « Musée des Beaux-Arts de Dijon : Donation Granville : catalogue des peintures, dessins, estampes et sculptures, tome 2 : œuvres réalisées après 1900 », Ville de Dijon, 1976).

Le réel est « transposé » car l’artiste essaye de « rendre visible une impression, plus que décrire vraiment un site précis. » Nous progressons dans un paysage néanmoins figuratif que Szenes nous fait découvrir à travers son extrême sensibilité… vers une abstraction du paysage.

+ d'infos : Musée de l'Abbaye

 

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