Pass'Comtois
OFFREZ(-VOUS) LE PASS'COMTOIS !
LA carte de réduction pour tous, valable 1 an en Franche-Comté !
> Pour devenir Partenaire : 03.81.60.13.96
Expositions

Rétrospective AUGUSTE POINTELIN (1839-1933)

Dole (39100) - Musée des Beaux-Arts

Du Mercredi 27/06/2018 au Dimanche 11/11/2018

Rétrospective AUGUSTE POINTELIN (1839-1933)

LA CLARTÉ INTIME DE LA TERRE, AUGUSTE POINTELIN (1839-1933)

Musée des Beaux-Arts de Dole
Du 27 juin au 11 novembre 2018

exposition coproduite avec le musée d’art, hotel Sarret de Grozon d’Arbois
et le musée municipal de Pontarlier

Vernissage
le mercredi 27 juin à 18h30

Commissariat de l’exposition
Isabelle Julia, conservatrice générale honoraire du patrimoine    
Armelle Jacquinot, historienne de l'art

Comité scientifique
Philippe Bruniaux, collectionneur
Armelle Jacquinot
Isabelle Julia
Amélie Lavin, directrice du musée des Beaux-Arts de Dole
Rémi Machard, antiquaire
Laurène Mansuy, directrice du musée de Pontarlier et du château de Joux
Samuel Monier, responsable des expositions au musée des Beaux-Arts de Dole
Justine Sève-Beugnot, responsable des musées, des archives et du patrimoine d'Arbois

Catalogue d’exposition
Édition d’un ouvrage de référence, 184 p., ed. Mare & Martin

« Tous mes tableaux sont empruntés au Jura, non que je me sois proposé de représenter les sites de ce beau pays, le mien, mais plutôt son caractère et sa couleur propres(...). Et n'étant pas encore parvenu à réaliser en cela mon idéal, je continue et continuerai jusqu'au bout de m'y efforcer, quitte à laisser croire chez moi à l'impuissance de faire autre chose ».

Peintre très attaché à son territoire d'origine, Auguste Pointelin fut toute sa vie fasciné par les paysages du Jura. Quand Courbet privilégiait les reliefs accidentés du Haut-Jura, Pointelin trouva son épanouissement dans la ligne ciselée des plateaux, combes ou vallons de sa terre natale.

Auguste Pointelin s’est ainsi démarqué de ses contemporains par une vision obsessionnelle de ces motifs, mais renouvelée en profondeur toute sa vie durant, simplifiant progressivement ses paysages jusqu'à une forme d'abstraction.

Le musée des Beaux de Dole possède un fonds important de cet artiste comptant pas moins de cinquante œuvres, dont la première toile qui lui valut une distinction au Salon des artistes française, « Sur un plateau du Jura l’Automne » (Salon de 1876). Après la rétrospective consacrée à l’artiste en 1993 au musée de Dole et l’exposition de 2013 au musée d’art, hôtel Sarret de Grozon d’Arbois, cet événement pose un jalon supplémentaire en réunissant dans trois musées de la région le plus large ensemble d’œuvres de l’artiste jamais présenté, notamment toutes les œuvres provenant de nombreuses collections publiques françaises, pour la plupart absentes des deux précédents événements.

Entre une large rétrospective à Dole et des expositions thématiques dans les musées d’Arbois et de Pontarlier, cette manifestation permettra de montrer la singularité d’une œuvre qui a choisi la simplicité, jusqu'au dépouillement.

L'exposition sera en grande partie chronologique, la carrière de l'artiste pouvant de façon grossière être découpée en trois grandes périodes.

Les débuts d'un paysagiste, de 1866 à 1880, montrent un peintre sous influence forte des paysages de Corot. Les paysages sont encore très précis et détaillés, peignant la nature avec attention et un dessin très descriptif. Les coloris sont chauds et riches, relativement variés.

Les années parisiennes, de 1881 à 1897, voient le peintre évoluer vers une représentation simplifiée, qui se vide totalement de toute présence et même de toute trace humaine. Le paysage est le seul et unique motif et sujet de l'artiste, qui réduit sa palette à des couleurs plus sombres, et bien souvent s'attache à une simple ligne d'horizon, un plateau, une combe, quelques arbres. La fugacité de la lumière, notamment celle du crépuscule, le fascine et il cherche à lui donner vie et forme dans ses peintures, qu'il réalise alors souvent sur des panneaux de bois.

Le retour à Mont-sous-Vaudrey, de 1897 jusqu'à sa mort en 1933 : retraité, Pointelin quitte Paris pour revenir s'installer définitivement dans son Jura natal. Il peint sur d'épaisses toiles dont le tissage reste très visible et donne à ses peintures une matérialité forte, singulière, accentuée par le peu voire l'absence d'apprêt sur la toile. Cette rugosité du support sur
lequel vient directement peindre l'artiste correspond à une œuvre qui se radicalise elle aussi : les motifs se simplifient encore, jusqu'à atteindre parfois une forme d'abstraction où ne restent plus que les lignes colorées du ciel et de la terre structurées par l'horizon. La palette elle aussi s'est réduite encore : ocre, blanc, vert/brun très foncés tirant sur le noir.

Ce parcours chronologique sera ponctué, tout au long de l'exposition, d'ensembles qui dépasseront la chronologie pour rapprocher des œuvres qui travaillent un motif ou un lieu spécifiques, un cadrage particulier, et permettront aussi de rentrer dans le fonctionnement répétitif, obsessionnel, du peintre.

 

------------------------
Partagez cette Actualité :

Toutes les Actualités de :

Dole (39100)

 

1 2 »