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Expositions

Giulia Andreani. La cattiva

Dole (39100) - Musée des Beaux-Arts

Du Vendredi 04/10/2019 au Dimanche 02/02/2020

Giulia Andreani. La cattiva

Le musée des Beaux-Arts de Dole organise du 4 octobre 2019 au 2 février 2020 l'exposition "Giulia Andreani. La cattiva" sous le commissariat de Julie Crenn et d'Amélie Lavin.

Première exposition muséale consacrée à cette jeune "artiste chercheuse" italienne, l'exposition s'inscrit dans la continuité d'une récente résidence faite à la villa Médicis centrée sur la question des femmes artistes actives dans l'histoire des arts. A partir de ce noyau qui constituera le fil conducteur de l'exposition, l'accrochage fera une plus large place aux thématiques militantes sensibles dans l'oeuvre de l'artiste, déjà présentes en filigrane au musée de Dole dans le cadre de l'exposition "Peindre, dit-elle chapitre 2" (2017).

Vernissage
Vendredi 4 octobre à 18h30

« Devant cette balançoire, une femme était passée marchant très vite, grondant un petit garçon qu'elle tenait par la main et soulevait quasi : sei un bambino cattivo ! Moi j'avais pensé que la méchante enfant, c'était toi, car tu avais un air un peu sournois. »
Lise Charles, La Cattiva (2013).

Giulia Andreani (née en 1985, à Venise) est une artiste chercheuse. Ses œuvres, majoritairement des peintures sur toile et sur papier, résultent de fouilles dans les archives d’une personne, d’une ville, d’une institution. L’artiste récolte des images qu’elle va digérer puis transposer au pinceau. La transposition n’est pas fidèle, des choix plastiques et critiques transforment la photographie originale. Giulia Andreani recherche des images liées à des chemins de traverse vis-à-vis du grand récit de l’Histoire. Les peintures nous amènent à penser autrement ce récit qui nous est enseigné et transmis tel un monolithe indestructible, un discours politique façonné par les hommes, par un groupe de dominants qui incarne le pouvoir, le politique et le savoir. Ce récit autoritaire invisibilise des histoires, des actions, des faits marquants, des personnes, des groupes, des expériences de vies que Giulia Andreani s’efforce de ramener vers nous. Il est alors question des femmes, des migrant.e.s, des enfants, des colonisé.s., des ouvrier.ère.s, des résistant.e.s, de celles et ceux qui dérangent le récit dominant. Sur un fond neutre, les œuvres sont réalisées à partir d’une seule couleur, le gris de Payne. Allant d’un bleu profond vers un gris très pâle, Giulia Andreani travaille le gris de Payne pour en extraire toutes les possibilités chromatiques. Si la couleur renvoie inévitablement aux notions d’Histoire et d’archives, elle s’inscrit aussi dans une histoire résolument féministe. Le gris de Payne est une couleur traditionnellement associée à l’aquarelle, un mélange subtil de bleu, de Sienne et d’alizarine. L’aquarelle est considérée comme un sous genre de la peinture, une pratique réservée aux amateurs et plus particulièrement aux femmes. Il n’est pas donc pas étonnant que Giulia Andreani ait transformé une association stéréotypée en un outil critique puissant.

Entre 2017 et 2018, Giulia Andreani est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Le contexte donne lieu à une longue recherche dans les archives et la bibliothèque de l’institution. Les premiers mois sont entièrement consacrés à une recherche de documents, des images, des lettres, des textes portant sur le passage des premières femmes artistes entrées à la Villa Médicis. Qui sont-elles ? Quelles sont leurs œuvres ? Ont-elles bénéficié d’une reconnaissance ou d’une certaine visibilité ? À la manière d’une détective, Giulia Andreani s’intéresse aux histoires et aux trajectoires de Lucienne Heuvelmans (prix de sculpture en 1911), de Lili Boulanger (prix de composition musicale en 1913) et d’Odette Pauvert (prix de peinture en 1925). Sa recherche va donner lieu à des croisements de temporalités, entre les artistes du passé et les artistes résidentes en 2018. Giulia Andreani procède ainsi à des translations entre les anciennes pensionnaires et Lise Charles (écrivaine), Claire Lavabre (designer) et Stéphanie Solinas (artiste).

Ces trois créatrices, co-résidentes de Giulia Andreani, sont devenues ses modèles. Elles posent et incarnent les pensionnaires disparues. Un fil transtemporel entre les femmes artistes est construit. Par la peinture et la sculpture en verre de Murano, l’artiste met en œuvre une réhabilitation non seulement de leurs histoires, mais aussi de leurs œuvres, dont la plupart est tombée dans l’oubli.

Il nous a ainsi paru important que l’exposition, consacrée au travail de Giulia Andreani, présente aussi les archives et les œuvres des artistes à qui elle s’attache à donner une nouvelle visibilité.
Au commencement, nous avions pensé l’exposition monographique de Giulia Andreani comme la restitution d’une résidence au long cours à Rome. Chemin faisant, nous avons choisi d’en élargir le propos en construisant un parcours thématique. Les œuvres réalisées à Rome traversent l’ensemble des salles. Elles sont mises en dialogue avec des œuvres réalisées entre 2010 et 2019. Ainsi avons-nous élaboré une exposition qui rassemble une grande partie des problématiques de son œuvre. Des problématiques où les femmes, leurs histoires et leurs représentations, occupent une place prépondérante.

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* La méchante – la mauvaise

Tarifs : ENTRÉE GRATUITE

+ d'infos : Musée des Beaux-Arts

 

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