Musique / Concerts > Haute-Saône (70)


Solo a violino senza basso

Lure (70200)

- Parc botanique de l'Abbaye

Dimanche 26/07/2026

Dans le cadre du Festival Musique et Mémoire.

Par Sue-Ying Koang, violon

Aborder les chefs-d'oeuvre que sont les sonates et partitas de J. S. Bach s'apparente à une ascension initiatique vers un sommet. Tout violoniste en aura étudié quelques mouvements, une sonate ou une partita entière, voire plusieurs de ces solos, mais les appréhender en tant que corpus est une démarche différente qui relève davantage d'un travail monographique et permet d'esquisser les contours d'un langage de composition exceptionnel. Bach, en tant qu'organiste, applique au violon une pensée polyphonique, comme une architecture multidimensionnelle, et démontre sa parfaite connaissance de l'instrument, en en repoussant largement les limites techniques.

La source principale est un manuscrit autographe datant de 1720, alors que Bach était maître de chapelle à Cöthen, à une époque où la musique instrumentale joue une place prépondérante dans sa production, la cour de Cöthen étant calviniste et laissant assez peu de place à la musique notamment au cours de la liturgie. Ce manuscrit, dont le destinataire demeure inconnu, est très lisible, et contient trois sonates et trois partitas en alternance. Sa page de titre indique "Sei solo a violino senza basso accompagnato - Libro primo - da Joh. Seb. Bach - An. 1720"

Les trois sonates suivent la structure de la sonata da chiesa avec une alternance de mouvements lent-vif (fugue)-lent-vif. La première sonate en sol mineur BWV 1001 débute par un adagio constitué de grands accords à trois ou quatre sons dont les différentes voix sont reliées entre elles par des ornements, comme des "guirlandes" de notes rapides et conjointes. Selon l'usage de l'époque - sauf en France où la pratique est très codifiée, les ornements sont l'apanage de l'interprète, qui les improvise ex tempore. Chez Bach, cependant, ils sont écrits in extenso, ce qui lui vaut le commentaire du critique et théoricien de la musique J. A. Scheibe : "Il écrit les ornements de telle manière qu'il faut jouer exactement ce qu'il a noté, sans laisser aucune liberté à l'interprète d'ajouter ou de supprimer quoi que ce soit." L'interprète doit alors s'efforcer de donner une impression de spontanéité, malgré la densité de l'écriture de Bach.

Réservation conseillée
Tarifs : 15€, 12€ (adhérents Musique et Mémoire), 5€ (réduit)

Horaires : 11h

+ d'infos : Association Musique et mémoire

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